Aujourd’hui, j’avais envie de vous partager les 10 erreurs que j’ai commises dans les premières années de mon entreprise et que je vois souvent chez mes clients. Peut-être que vous aurez quand même envie de les commettre mais on ne sait jamais, ça pourrait vous servir…

1ère erreur : Foncer tête baissée

Lorsque j’ai créé mon entreprise, je voulais absolument m’en sortir, j’étais travailleuse et rien ne me faisait peur. Le problème, c’est que je n’ai pris aucun recul au départ. Je n’ai défini ni mes objectifs, ni combien je souhaitais gagner, ni combien de clients j’avais besoin par mois et quelles actions je devais mettre en place pour les atteindre.  Je faisais du test, j’avais des offres, mais systématiquement j’ajustais et je ne stabilisais rien. Bref, une grosse déperdition d’énergie que j’aurais pu éviter si je m’étais posée. Ce n’est qu’en prenant du recul et en reprenant les bases : quelles étaient ma vision à court et long terme et ma stratégie que j’ai pu remettre tout à plat ? 

2e erreur : Faire du gratuit 

Au lancement de mon entreprise, je craignais tellement de ne pas avoir de client que j’étais prête à travailler pour rien, convaincue qu’un jour les gens me rendraient la pareille. Sauf que cela n’arrive jamais ! Gardez en tête que les gens vous oublient. Ils ont beau être super contents, ils n’auront peut-être plus besoin de vous ensuite et ce sera un coup d’épée dans l’eau. Aujourd’hui, je déconseille à tous mes clients de faire du gratuit.  Soit, je leur préconise de faire une remise clairement affichée du type « offre de lancement » ou « bêta test » ou remise commerciale, soit, s’ils sont prêts, d’afficher le prix qui leur semble juste pour leur prestation.  La problématique du prix est d’ailleurs une question qui revient systématiquement et qui mérite d’y passer du temps lors de tout lancement de projet. 

3e erreur : vouloir répondre à toutes les demandes

L’envie de réussir et la croyance au fait qu’il fallait tout accepter m’ont amené à accepter toutes les demandes : au départ, mon cœur de métier, c’était le management et la communication, que ce soit en formation ou en coaching.  Mais, vous avez besoin de formation Excel ?  Bien sûr, je suis une ancienne directrice financière et j’adore cet outil, donc pas de problème. Besoin de former un groupe de coach ?  Bien entendu, même si c’est à 15 € de l’heure, je formais des coachs donc c’était chouette,  Du coaching en orientation scolaire ? Et pourquoi pas ? Et en attendant, je laissais mes enfants à la maison. Bref c’était n’importe quoi.  Aujourd’hui, je suis hyper claire avec mes offres grâce à mon repositionnement : accompagner mes clients à s’épanouir professionnellement.  Je ne propose que 3 offres : le bilan de compétences, l’accompagnement à la création d’entreprise, le coaching d’entrepreneur et manager. Même les formations en management sont devenues marginales, car je ne les propose qu’à des entreprises qui ont des valeurs humaines fortes.  Pour moi ça a tout changé. Je n’ai plus à forcer les ventes, je suis alignée sur ce que je fais et j’attire les clients qui me correspondent et ça, c’est génial !

4e erreur : S’oublier

Forcément, lorsqu’on accepte tout, que l’on fonce tête baissée, en faisant tout pour réussir, on s’oublie très vite.  Pas le temps de faire du sport, des horaires décalés pas rapport à la famille et surtout un PC toujours ouvert sur la table de la salle à manger.  Très vite, je suis revenue à ce qui me faisait du bien : courir 2 à 3 fois par semaine, marcher pour prendre du recul et avoir l’éclaircie qui me permettait d’avoir les idées claires. Et notamment, couper le weekend et adapter mes temps de travail pour ne pas empiéter sur la vie de famille.  J’ai de la chance, je suis du matin et une adepte du Miracle Morning, et ça, ça m’a beaucoup aidé à structurer mes journées.

 

5e erreur : Ne pas verrouiller le paiement

La 5e année de mon activité, je décroche un gros contrat de 20 000€ avec un seul client. Franchement, la mission est géniale, j’accompagne des managers sur 10 mois et je me fais plaisir, ils progressent vraiment bien et le CODIR aussi.  Malheureusement l’entreprise pour qui je fais de la sous-traitance, tarde à me payer les factures mensuelles, je ne relance pas trop au début, leur faisant confiance, et je découvre qu’ils sont en redressement judiciaire. Heureusement, je réussis à me faire payer avec 4 mois de retard, mais cela m’aura servie de leçon et maintenant je sécurise.  Je me renseigne au préalable, je prévois un versement d’acompte et à J+2 de retard, je relance le client. 

6e erreur : Se sentir illégitime

Je n’avais pas conscience de mon illégitimité, mais je l’ai compris plus tard lorsque je continuais constamment de me former au cas où il me manquait un outil, une astuce… Formation en bilan de compétences, formation en coaching d’entrepreneur, en coaching d’équipe, en PNL, en process comm, à la méthode DISC, etc. j’enchainais tout au démarrage alors que finalement j’aurais pu commencer plus simplement, identifier les besoins et me former si besoin. Mais surtout me faire confiance.  Et c’est drôle, car aujourd’hui je vois des clients qui commettent la même erreur, cherchant à se former sur tout au cas où… et maintenant je les aide à clarifier ce dont ils ont vraiment besoin et à passer à l’action avec leurs clients.  

7e erreur : Ne pas avoir travaillé son réseau avant de créer ma boîte

Lorsque j’étais en poste, j’avais la tête dans le guidon, j’étais à la fois dans le stratégique et l’opérationnel et je ne prenais absolument pas le temps de déjeuner avec des partenaires, participer à des clusters, des évènements entre dirigeants, à travailler avec mes anciens réseaux Alumni ou d’anciennes entreprises. Or si j’avais pris ce temps-là à l’époque, j’aurais gagné un temps précieux. Je n’aurais pas eu à tout reconstruire.  Et c’est ce que je conseille à mes clients lorsqu’ils sont toujours en poste : commencez à prendre des contacts et travaillez votre réseau, cela vous servira lorsque vous aurez créé votre entreprise.  

8e erreur : Courir dans tous les réseaux

Au début, j’ai eu du temps et comme je n’avais pas travaillé mon réseau avant, je suis partie à la quête de tous les réseaux. Les soirs, les matins, les midis. Je pitchais. Bien sûr, je rencontrais du monde, mais j’étais fatiguée, moi qui n’étais pas du soir cela devenait presque un supplice.  Et finalement, j’ai fait le point. Qu’est-ce qui me correspondait vraiment ? Quelle exploitation j’en faisais ? À qui certains réseaux profitaient-ils ?  Aujourd’hui, j’ai sélectionné des réseaux qui me correspondent mieux, je ne fais partie plus que d’un ou deux, et ce sont surtout les rencontres à deux autours d’un café, d’un déjeuner qui me permettent d’échanger sincèrement sans vouloir vendre à tout prix. Je me concentre beaucoup plus sur la qualité de la relation et cela fonctionne honnêtement beaucoup mieux. Et j’ai créé le COWORK IN Vienne pour créer du lien entre les gens et être le facilitateur entre tous les entrepreneurs et télétravailleurs. 

9e erreur : Ne pas se poser la question de son « pourquoi »

Comme vous l’aurez compris, le fait de retomber dans mes travers : être débordée, ne pas savoir dire non à des clients, accepter toutes les missions et du coup la fatigue qui en a découlé, m’ont amené à me reposer la question de mon « Pourquoi ». 

Pourquoi avais-je créé ma boîte ? 

La réponse était pourtant simple, je voulais être libre, ne devoir rendre de compte à personne et être la seule responsable de mon épanouissement professionnel. Je souhaitais changer les choses à mon petit niveau en étant convaincue qu’on n’était pas obligé de souffrir pour réussir professionnellement, que oui on pouvait s’épanouir professionnellement que ce soit en tant qu’entrepreneur ou salarié.  Et c’est le maitre mot que je m’applique aujourd’hui.  Je fais ce qu’il me plait, j’organise mon temps comme je le veux, je travaille à fond ou pas quand je le désire, j’aime développer des projets et je l’assume et je profite de ma famille et je voyage. 

10e erreur : Ne pas se faire accompagner

Peut-être par fierté, convaincue que je pouvais y arriver seule, que j’avais toute l’expérience pour créer ma boite, je ne m’étais pas fait accompagner.  J’avais géré une entreprise de plus de 100 personnes et en plus j’avais toujours baigné dans le monde de l’entrepreneuriat (fille et femme d’entrepreneurs), je pouvais réussir et le challenge ne me faisait pas peur. J’aurais clairement perdu moins de temps et d’énergie si je m’étais fait coacher moi-même. Le simple fait de me poser des questions sur ce que je voulais proposer, ce qui était important pour moi, les clients que j’avais envie d’avoir m’aurait finalement aidé à éviter ces 10 erreurs que je viens de vous donner. Car, oui, bien s’entourer et échanger avec un coach, un proche, un mentor, un entrepreneur vous aidera à avancer plus vite et plus efficacement.  Alors, ce n’est pas parce que vous êtes maintenant sensibilisés à ces quelques erreurs que vous ne les commettrez  jamais à votre tour. C’est normal. On a tous un peu trop tendance à croire qu’on va quand même essayer parce que nous, on y arrivera 😉